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 The past should stay the past

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B. Roxane Keynes

MessageSujet: The past should stay the past Dim 24 Avr - 14:55




The past should stay the past


Le ciel est couvert. Les nuages s’amusent à cacher le soleil, privant la ville de Tree Hill de chaleur. Personnellement, le manque de chaleur ne me dérangeait pas outre mesure en ce jour. Il avait fait tellement chaud ces derniers jours que même s’il pleuvait, je ne ronchonnerai pas. Assise sur mon lit, je regardai ce qu’il se passait à l’extérieur via l’unique fenêtre de ma chambre. Le voisin d’en face sortit de chez lui et monta dans son 4x4 flambant neuf. Sa femme lui fit signe de la main et referma la porte. Il sera bientôt l’heure pour moi de partir à l’université. Je poussai un faible soupir rien qu’à penser aux cours que j’allais avoir cette journée. Des cours rasoirs avec des professeurs rasoirs. La seule chose positive aujourd’hui, c’est que je n’aurai pas à affronter Mathis et ça, c’était parfait. Surtout que le voir après la salle après midi d’il y a trois jours, ce n’était pas du tout une bonne idée. De cette après-midi, j’étais rentrée dans la maison en quatrième vitesse et je mettais précipitée dans ma chambre afin de me laisser tomber sur mon lit. Et ce que je ne voulais absolument pas était arrivé : j’avais pleuré. Cassandra était venue me trouver pour ce qu’il s’était passé et je n’ai rien pu lui dire. Aucun mot ne sortait de ma bouche si bien qu’elle s’est juste contentée de me caresse les cheveux histoire d’essayer de me réconforter. Cassandra, c’était ma meilleure amie en plus d’être ma colocataire. C’était un peu comme avec ma sœur, je savais que je pourrai toujours compter sur elle quoi qu’il m’arrive. A l’inverse de certaines personnes. Mon sac était déjà fait. Je n’y avais mis qu’une mince farde, un bic et mon porte feuille. Je n’avais pas besoin de plus. Je trouvai toujours marrant de voir des étudiants se ramener en cours avec des sacs remplis à fond. A croire qu’ils prenaient une tonne de livres en plus. « Brow’, on y va, c’est l’heure. » La voix de Cassandra me fit sortir de mes pensées. Je me levai, empoignai mon sac et sortis de ma chambre. J’arrivai très vite au rez – de – chaussée où m’attendait Cass’. Lui adressant un faible sourire, je sortis à sa suite et nous partîmes pour l’université dans sa voiture. Je possédai également une voiture mais nous nous étions mises d’accord pour faire une tournante. Une semaine sur deux, on prenait sa voiture et la semaine d’après, la mienne et ainsi de suite. C’était en quelque sorte un moyen pour économiser un peu d’essence. Le trajet jusqu’à l’unif fut sans encombre. Cassandra avait mis le volume de l’autoradio assez fort et nous nous amusions à chanter les chansons qui passaient à la radio. Elle trouva très rapidement une place sur le parking. Il faut dire que nous avions l’habitude d’arriver tôt afin d’avoir la place la plus près du hall d’entrée. Bon, nous étions un peu fainéantes sur les bords mais juste un peu. Le parking était encore plus ou moins désert hormis deux, trois voitures. Les professeurs possédaient leur propre parking. Ils devaient sans doute avoir peur que des étudiants abîment leurs si belles voitures étincelantes.

Je quittai Cassandra dans le hall d’entrée n’ayant pas les mêmes cours qu’elle. Mon premier cour de la journée se déroulait au troisième étage. Prendre les escaliers n’ayant jamais été mon fort, je me décidai à prendre l’ascenseur. Mais avant de m’y rendre, je fis un crochet par la cafétéria. Les dames qui s’occupaient des repas étaient déjà dans la salle, nettoyant les tables. Comme je venais tout les jours réserver un sandwich, elles me connaissaient très bien. Me voyant, elles affichèrent un sourire et j’en profitai pour commander mon sandwich. Une fois la monnaie donnée, je sortis de la cafétéria. Les couloirs commençaient à se remplir d’étudiants petit à petit. La plupart d’entre eux étaient occupés à mettre ou à prendre quelque chose dans leur casier. Mon casier à moi, il ne contenait que des feuilles dont je n’avais plus besoin et une blouse de rechange. On ne sait jamais, on a toujours vite fait de renverser quelque chose sur soi sans faire exprès. Surtout dans mon cas. J’arrivai assez vite à l’ascenseur. Je fus ravie de constater que personne d’autre n’attendait pour le prendre. Les portes ouvertes, j’y entrai et appuyai sur le bouton « 3 ». Les portes commencèrent à se fermer lorsqu’une main se posa dessus. Cela eu l’effet de rouvrir les portes. Toute trace de sourire disparu de mes lèvres lorsque je découvris le propriétaire de cette main. Détournant très vite le regard, je reculai de quelques pas jusqu’à ce que mon dos touche la paroi de l’ascenseur.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 24 Avr - 16:48


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Ce matin là ma plus grande occupation se limitait à savoir si j'avais fait une nuit blanche ou si je m'étais endormi. Je connaissais l'ennui, je connaissais les soucis. J'avais l'habitude de ceux-ci et pour ce faire jamais je ne m'en retournais là nuit. J'avais tout appris en grandissant. La distance, l'oubli, la douleur, la passion. Cependant, il n'était pas exclus que je me sois perdu en chemin. Je n'étais plus le Nash d'avant. L'enfant que j'étais était mort ? Peut-être pas, juste enfoui profondément en moi. Mais c'était normale. Lorsqu'on grandit on change. Et le changement et la notion fondamentale de l'avancement. C'est dans ces tourments que je me suis retrouvé cette nuit durant. Je pensais aux changements, aux choix. Ce que j'ai fait et que je ne referai pas. Ce que je n'avais pas fait et que je ne pourrai jamais plus faire. J'avais finalement décidé d'aller me fumer une clope. C'est certainement après l'avoir fumé que je me suis assoupi pour me retrouver au petit matin transi par un froid léger contre lequel je ne pouvais lutter. C'est en troisième vitesse que je me suis préparé. Que j'ai enfiler un jean déchiré au niveau du genou, des converses noirs, un t-shirt bleu nuit aux imprimés coloré ainsi que ma veste en cuir et mes ray ban. Des poches c'étaient dessinée sous mes yeux témoignant de la presque absence de sommeil que j'avais subie. Sur la même cadence je fourrais mes affaires dans un sac à bandoulière kaki légèrement informe avant d'hésité entre ma voiture et ma moto. Il fallait l'avoué être un fils de bourge ça avait des avantages dès lors qu'on oubliait les inconvénients. J'optais finalement pour la voiture lorsque je me suis rendu compte que j'allais en retard. Le trajet de chez moi à l'université ne m'avait jamais paru aussi court. Je sortais de ma voiture en trombe, la fermais avant de courir dans les couloirs.

Il y avait beaucoup de monde dans les couloirs et je diminuais la cadence me disant que j'avais bien du temps. Mais dans les faits c'était faux. J'avais cours au troisième étage et si je voulais monté jusque là j'allais être en retard. C'est là que je vis les portes de l'ascenseur se fermer. Ne pouvant décemment l'admettre, je me jetais littéralement dessus manquant de me faire écraser la main pour constater avec joie que j'avais réussit à l'avoir. Toutefois, dès lors que je vis qui se trouvait dans l'ascenseur ma joie passagère s'envola aussi vite que mon sourire s'effaça. Brownie se tenait devant moi reculant tel une proie craignant un prédateur dans la savane. La fixant, je portais une main jusqu'à mon collier où j'avais toujours entassé un tas de babioles, effleurant quelques unes qui me faisaient pensé à elle en me demandant comment on en était arrivé là. L'ascenseur se mit en marche... premier étage... deuxième étage... Il avait cessé de bouger. Les lumières avait tressaillies avant que ça ne soit le noir puis l'éclairage d'urgence. Ce qui venait de se produire était très clair. Et ça m'énervait royalement car la dernière chose que je voulais c'était me retrouver enfermé dans un ascenseur avec Brownie. Dans un excès de colère qui m'était plutôt habituel j'écrasais mon point sur le panneau de contrôle écrasant tout les boutons au passage. Je me retrouvais ensuite à appuyer en continu sur le bouton d'urgence espérant peut-être que ça allait faire avancer plus vite les choses. «Manquait plus que ça, bordel...» En plus je n'avais pas eu le temps de me fumer ma clope du matin, j'allais être de mauvaise humeur et je l'étais déjà dans les faits. Je m'étais pressé pour rien et si c'était comme d'habitude, ce foutu ascenseur était pas prêt d'être réparé, pourquoi fallait il absolument que ça tombe sur moi puis sur elle. J'avais été clair à notre dernière rencontre et vu que je la connaissais, je savais bien comment elle allait réagir. J'avais l'habitude, enfin à l'époque. J'étais bien caché derrière mes Ray Ban elle incapable de lire dans les yeux tout ce que ceux-ci dévoilaient à mon insu tout mes secrets. Personne n'avait jamais su les lires, elle, elle le saurait ? Il s'agissait d'une question sans intérêt qui ne méritait même pas d'être posé ! Retirant mon sac de mon épaule, je le laissais gllisser de ma main pour aller s'écraser au sol avant de relever mon visage vers la jeune femme Elle en tout cas... elle elle avait pas changé.
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B. Roxane Keynes

MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 24 Avr - 19:23




The past should stay the past


A bien y réfléchir sur le coup, je me disais que voir Mathis aurait été beaucoup mieux que d’avoir à faire à Nash. Nash..Sur tous les étudiants qui pouvaient prendre l’ascenseur, il avait fallu que ce soit lui. Le destin veut vraiment me pourrir la vie ces derniers jours. Combien y –avait-il de malchance pour que je croise Nash aujourd’hui ? Pas énormément et cela me tombait encore dessus ! J’avais choisi Tree Hill pour son université réputée et son côté « petite ville » et voilà le résultat. J’avais toujours imaginé Nash viser plus haut : genre Harvard ou Yale. Ce genre d’université, ça ne m’avait jamais intéressé. Je faisais plus dans le simple, le modeste. J’étais riche, oui, mais je ne le montrai pas, je n’en parlai pas. Je ne voulais pas qu’on se mette à m’apprécier pour ma richesse. Tomber sur Nash ici était la dernière chose à laquelle je m’attendais. Sa tenue détonnait. Je ne me souvenais même pas l’avoir vu une fois habillé de la sorte en Australie. Le passé…Encore le passé qui revient. Jeans déchiré, Ray Ban, étais-ce vraiment lui ? Le ‘nouveau’ lui ? Je ne saurai dire quelle fut sa réaction en me voyant, ses Ray Ban masquant vraiment bien son regard. Moi, cela se voyait directement. Mon recul n’avait fait qu’accentué ce qu’on pouvait lire sur mon visage. Evitant de le regarder, je le vis néanmoins porter sa main à son cou. Plus précisément à son collier. J’eu un pincement au cœur. Avait-il gardé ces babioles qui faisaient parties de notre enfance ? Mes babioles d’enfance, elles étaient rangées dans une ancienne boite à chaussure tout au fond de mon dressing. Je ne l’avais plus ouverte depuis…un an. Oui, un an. Je n’en voyais et je ne vois toujours pas l’utilité. Ce ne sont que des souvenirs. Les portes de l’ascenseur se refermèrent pour de bon et ce dernier démarra. Nous passâmes le 1er étage sans problème. Ce n’est qu’arrivé au 2ème étage que quelque chose se passa. L’ascenseur était immobile puis la lumière disparu pendant quelques longues secondes avant de revenir .Sûrement le générateur de secours. J’étais pire que maudite. J’étais dans un ascenseur avec Nash, bloquée au 2ème étage.

Je sursautais en voyant Nash abattre son point sur le panneau de contrôle de l’ascenseur. Il se mit à appuyer sur chaque bouton jusqu’au bouton d’urgence. Je ne pus qu’être d’accord avec ce qu’il grommela. Pour un bordel, c’était vraiment un bon gros bordel. Je tentai de garder mon calme, n’aimant pas vraiment me retrouver dans un ascenseur en panne. Certains films y étaient pour quelque chose d’ailleurs. Le bon côté des choses, c’est que j’aurai quelque chose à raconter à ma sœur ce soir. Déjà qu’elle n’avait pas vraiment apprécié de savoir que Nash était en ville…Ca promettait. Là, je ne savais pas trop quoi faire. En temps normal, je me serais énervée sur cet ascenseur de merde mais là…Vu Nash, vu la situation entre nous…Peut-être ne valait-il mieux pas. Nash laissa tomber son sac à terrer avant de me regarder. Je détournai très vite le mien, ne voulant pas le voir. Je m’étais jurée de l’ignorer et je comptais bien essayer de tenir ma promesse faîte à moi-même. Sachant qu’il me regardait, je cherchais quelque chose à faire. Le dos contre la paroi de l’ascenseur, je me laissai glisser et mes fesses atterrirent sur le sol froid. J’aurai bien voulu écouter de la musique mais j’avais oublié mon ipod dans ma chambre. Le silence qui régnait était pesant. Un silence que mon cerveau me disait d’interrompre en disant quelque chose. Oui mais quoi ? Je n’allais certainement pas lui parler de la pluie et du beau temps. « T’inquiète pas, ça ne me plait pas d’être coincée dans cet ascenseur… Surtout avec toi… » Voilà tout ce que j’avais trouvé à dire. J’allais certainement recevoir un truc bien méchant en pleine figure mais je m’y préparé. Je n’étais plus à ça près. Autant empirer les choses plutôt que des les améliorer.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 24 Avr - 20:14


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Il est des jours comme ça où le destin s'acharne sur vous. De mauvaises nouvelles en mauvaises nouvelles vous ne savez plus où regardez tant il y en a. J'avais cru être en retard, je m'étais précipité et tout ça pour quoi ? Pour me retrouver bloquer dans un ascenseur avec l'incarnation même d'un passé que je détestais. D'un passé que j'avais oublié depuis longtemps préférant tourner une autre page. Lorsque l'ascenseur s'était arrêté, je n'y avais pas vu un coup du ciel. Pas de coup de pouce divin ni rien dans le genre. Non, bien du contraire. J'avais pris ça pour un p*tain de coup du destin. Mon poing qui s'écrasait sur les boutons de l'ascenseur avant que je n'appuie à nouveau sur ceux-ci un à témoignait bien de ma colère. Je n'étais pas quelqu'un de calme, ou tout du moins je ne le restais pas très longtemps pour être sincère. Enfant c'était pire, puis il y avait eu Brownie. Maintenant je n'avais pas de palliatif pour résoudre ce problème de nerfs et m'allonger sur un sofa afin de raconter ma vie, très peu pour moi. Alors je restais désespérément le même. Colérique sanguin et très souvent irréfléchi. Ce n'était pas de ma faute, je n'avais rien fait pour, mais à vrai dire ça me foutait vraiment en rogne. Je n'aurais pas mes premiers cours au minimum et en plus pour partager avec moi cette savoureuse aventure, ou pas vraiment, il fallait que je me retrouve avec elle. Cette fille qui avait cru bon de quitter l'Australie pour ne pas avoir à me croiser plus longuement. Cette fille que j'avais abandonné et brisé avec talent. Dans l'histoire, j'étais le seul à blâmer et je le savais, j'avais mes raisons mais je suis persuadé qu'elle en avait rien à faire. Qu'à tout les coups ça n'excusait rien. Continuant sur ma lancé je ne pu m'empêcher de grommeler

Mon sac s'échoua sur le sol une fois que je l'eu lâché. Mes yeux subtilement caché par mes lunettes de soleil qui n'avait rien à faire à l'intérieure, j'avais l'avantage. Je ne savais pas pourquoi, mais je le sentais, j'avais un p*tain d'avantage à la con. Je fixais la jeune femme avec intérêt. Que pouvais-je faire d'autre ? Puis ce n'était pas comme si elle allait me l'interdire, et de toute manière, qu'est-ce que ça changerait si elle me l'interdisait ? Absolument rien pour moi. Ça ne nous mènerait qu'à une autre dispute, un autre affrontement, avais-je le coeur à ça ? Très certainement. Le silence était pesant, je la regardais elle évitait soigneusement de poser ses yeux sur moi. L'ambiance tendue n'aidait absolument pas à ce qu'on se parle. Qu'on se dise tout ce qu'il fallait, tout ce qu'on était pas arrivé à se dire jusque là. Je finis par poussé un soupir avant qu'elle n'entame la conversation. Enfin, ce n'était pas vraiment entamé, mais ça m'offrait une raison de surenchérir ou de contre attaqué. « Pourtant à l'époque t'aimais bien traîner avec moi...» Ma voix était dur. Au limite du cassant, certainement un peu caustique, mais elle le méritait. Je n'étais pas déjà d'humeur et elle en rajoutait une couche très certainement volontairement. Dieu qu'elle arrivait à me faire réagir. J'aurai aimé resté silencieux, fixer le plafond jusqu'à ce que ce foutu ascenseur se remette en marche. Histoire qu'elle sorte pour de bon de ma vie et ne s'amuse plus à venir tout chambouler lorsque j'arrive enfin à remettre un peu d'ordre. Ce n'était pas un coup du sort qu'elle soit venu à Tree Hill, plus j'y réfléchissais plus je me disais qu'elle l'avait fait exprès. Pour me retrouver ? Voir ce que j'étais devenu ? Je voulais lui demander gentiment, pourtant je me retrouvais à parler avec une voix qui n'était pas la mienne. Des mots que je n'avais pas choisis. « Alors, Tree Hill c'est joli ? Dis moi, y avait combien de chance que tu tombes dans la même ville que moi ? Enfin, si tout ça est bien lié au hasard bien entendu...» Posant mes bras contre la paroi, je me laissais glisser en douceur jusqu'au sol avant de ramener un genou vers moi, mon autre jambe tendue paresseusement sur le sol dur et froid de cet ascenseur. Combien de chance y avait t'il qu'un fil soit endommagé et que cette grosse caisse de métal ne s'écrase nous menant à notre perte ? Peu, beaucoup ? Je n'en avais pas la moindre idée, mais au lieu que ça ne me fasse stresser à vrai dire ça m'amusait. Tirant mon sac vers moi, je sortais mon téléphone de celui-ci pour voir que je n'avais même pas de réseau. Il fallait dire qu'ici ce n'était pas étonnant, néanmoins j'aurai bien aimé avoir quelque chose à faire le temps que l'ascenseur soit réparé. Une chose à faire pour pouvoir l'ignorée.
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B. Roxane Keynes

MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 25 Avr - 8:39




The past should stay the past


Pourquoi agissait-il ainsi ? Pourquoi avait-il tant changé à ce point ? Je ne reconnaissais plus du tout le Nash que j’avais connu. J’avais à faire à un inconnu. Je savais très bien qu’il était en colère. Qui ne le serait pas en étant enfermé dans un ascenseur ? Surtout quand on est coincé avec une personne qu’on n’aime plus. Je n’irai pas jusqu’à vraiment dire que je n’aimais plus Nash, ça non. Il y aura toujours une partie de moi qui éprouvera de l’affection pour lui mais ce n’est plus comme avant. Plus rien n’est comme avant. Lui, il donne l’impression de me détester et je ne sais même pas pourquoi. Je n’avais jamais rien fait de mal. J’avais toujours été pour lui, l’écoutant, le faisant rire avec mes conneries d’adolescente. Non, je ne comprenais pas. Et lui demander en ce moment même relèverait du suicide pur et simple. Je n’attendais même pas une réponse de sa part. J’avais sortit ça juste histoire de dire quelque chose. Après tout, il m’avait ignoré tout ce temps, pourquoi ne continuerait-il pas ? Néanmoins, au son de sa voix, je relevai un peu la tête et fronçais les sourcils. Oui à l’époque, j’aimais trainer avec lui. J’avais de plus en plus la confirmation qu’il rejettai la faute sur moi. Mais la faute de quoi ? Au contraire de sa voix dur, je lui répondais d’une voix dénuée de toute émotion. « Toi aussi tu semblais aimer trainer avec moi…Tu as juste changer du jour au lendemain. » J’avais tellement de choses à lui dire mais rien ne sorte. C’était comme si les mots étaient bloqués, comme si j’avais peur de découvrir la vérité. Une vérité blessante mais que j’avais déjà l’impression de connaitre tout au fond de moi. J’étais comme un parasite, une indésirable dans sa vie. Sa vie qui avait fort changé. Rien qu’à en voir ses fréquentations. Elyott..Ce type, c’était un cas. Une plaie, voilà ce qu’était ce type. Bien sûr, je gardai ça pour moi, comme beaucoup de choses à présent. Nash continua à parler, insinuant que j’avais fait exprès de venir à Tree Hill. Bouche bée, je le regardai, pantoise. Il me fallu quelques instants pour reprendre mes esprits. Là, c’était le pompon. Mais vraiment l’apothéose. L’apothéose de la connerie humaine de Nash si je pouvais dire. Avant que je n’ai eu le temps de répondre quoique ce soit, il se laissa tomber sur le sol comme moi et sortit de son sac son portable. Je savais déjà qu’il n’aurait pas de réseau. Dans un ascenseur, c’était toujours pareil, pas de réseau. « Tu es en train de dire que j’aurai fais exprès de venir ici ? A Tree Hill ? Comment j’aurai pu savoir que tu venais ici hein ? Comment ? Tu ne me parlais plus ! Tu m’ignorais et jamais je n’ai osé téléphoner à tes parents ! Alors dis-moi comment j’aurai pu être au courant ?! » Le ton de ma voix était élevé. Ma colère augmentait petit à petit. Dans ma tête défilaient tous les moments que nous avions passé ensemble.

De A à Z, du début de notre amitié, jusqu’à la fin, je repensai à tout. Or, je ne le voulais pas. J’avais l’impression de me rendre malade. Nash me rendait malade. J’avais changé moi aussi. Je n’étais plus la même. J’étais détruite à l’intérieur et tout ça, c’était de sa faute. Poussé par je ne sais quoi, je me levai et me mis à marcher vers Nash. J’eu vite fait de combler l’espace qui nous séparait. Sans vraiment me rendre compte de ce que je faisais, je me jetai sur lui. La colère avait totalement pris le dessus sur ma raison. Je me mis à lui donner une claque, puis deux, puis…Je ne pensais plus qu’à une chose : lui faire mal. Le faire souffrir comme moi j’avais souffert même si ce n’était pas vraiment la même douleur. Je le tapai avec mes poings, mes mains. Je me fichai pas mal qu’il saigne ou qu’il attrape un bleu, un hématome. Je n’étais plus moi-même.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 25 Avr - 11:43


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Dans cette histoire, il n'y avait personne à blâmer. Ou peut-être les gens de notre petit bled paumé. Enfin, à la vérité, c'était moi le second coupable après cette ville et ses commérages. Cependant je lui rejetais la faute dessus. C'était plus facile de la détester si c'était de sa faute à elle. Je me fichais bien de transformer la vérité. Que je me mente et que je lui mente. J'avais changé, le changement n'avait pas toujours du bon et j'étais une preuve de cette définition. Je n'y étais pas pour rien. Lui assénant un nouveau coup verbal, moins violent que le précédent lors de notre première rencontre dans les rues, il n'empêchait que je savais où appuyer pour que ça fasse mal. Je n'étais pas du genre à être sadique. Enfin à l'époque je ne l'étais pas. J'étais juste un gamin et un adolescent qui se cherchait. Un ado qui ne voulait pas rester enfermé dans cet image qu'on avait de lui. Un ado qui voulait lutter contre ça et qui n'avait pas pris conscience qu'en chemin il arriverait un moment ou le sentir ne sera plus unique mais de ramifications plein. Sa réponse fut pareille à un électrochoc. De ceux qui sont gênant mais pas douloureux car vous flottez encore entre vie et mort. De ces électrochocs qui vous ramènent alors que vous luttez pour vous en allez. Pour partir, disparaître pour de bon sur cet ultime soupir. C'était trop simple, Brownie venait de me tendre le bâton pour que je la batte. La bonne occasion pour en rajouter, pour couper pour de bon ce cordon ombilical qui nous unissait et qui semblait inaltérable et incassable malgré les années. J'allais le couper, le trancher d'un coup sec pour mettre fin à ce passé. « Tu as enfin compris Brownie ! Bravo... les gens changent. C'est normal, mais toi tu changes pas. Faudrait que tu bouge.»

Je lui parlais alors de sa venue à Tree Hill. Je ne savais pas comment elle aurait pu l'apprendre, mais en ville qui ne le savait pas ? Le fils du patron de la moitié de la ville s'en allait pour l'Amérique. Il allait à Tree Hill pour revenir en conquérant... Enfin, moi je n'avais pas prévu de revenir, eu sûrement, mais je m'en fichais. Ça ne m'intéressait pas. Mes parents m'avaient parlé de Brownie, disant qu'elle partait pour l'Amérique, me demandant si c'était lié alors que je niais le tout vivement. Pourtant, je me retrouvais dans la même ville qu'elle à devoir subir tout ce que j'ai fui. « Comment ? Mais enfin, tout le monde le savait ! » Là où elle s'énervait, je conservais un calme étrange pour moi toujours plein d'une colère qui ne demandait qu'à sortir. Je la fixais alors qu'elle ne pouvait pas en faire autant. Un léger sourire aux lèvres, je m'amusais avec un plaisir sadique, que je ne me connaissais pas, de la voir se mettre dans tout ses états pour moi. Lorsqu'elle se leva, je me demandais bien ce qu'elle allait faire. Taper sur les parois de l'ascenseur jusqu'à ce que quelqu'un nous entende ? Le service de maintenance était déjà sur le point de venir nous sortir de là. J'avais appuyé sur le bouton d'urgence, maintenant il ne nous restait plus qu'à attendre que quelqu'un vienne et que les portes s'ouvrent. Cependant, la belle ne se mit pas à taper sur les parois dans une rage incontrôlable. En effet, c'est sur moi qu'elle se jeta. Dans une claque d'une violence inouïe, je sentis mes lunettes aller s'écraser sur le sol alors que Brownie continuait. Elle me griffa du coin de mon oeil jusqu'à ma pommette me ruant de coup alors qu'en position de faiblesse il me fallu quelques instant pour reprendre mes esprits. Attrapant ses poignets je criais d'une voix forte : « Oh ! Du calme, stop !» J'avais beau la tenir fermement, son visage caché par la barrière de ses cheveux, elle continuait dans une folie qui ne lui était pas propre et que je ne pouvais lire sur son faciès invisible à mes yeux. C'est alors que je sentis le sang chaud couler sur ma joue alors qu'elle tentait toujours de m'atteindre avec une violence d'une force à faire trembler n'importe qui. C'était le chapeau, en plus de me retrouver coincer avec Brownie, je me retrouvais coincé avec sa version cinglé. Me ramassant une nouvelle claque, je m'étonnais de la voir si bien se débattre et arrivé à me faire lâcher prise. Reprenant l'ascendant, je la tenais à distance prêt à la ceinturé au sol si elle continuait. « Tu vas arrêté où il faut que je te mette hors d'état de nuire ? .»
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 25 Avr - 14:12




The past should stay the past


Jamais ma colère n’avait atteint de telles proportions. D’habitude, je me cantonais juste à m’énerver verbalement mais ici, Nash méritait pire. Je ne métrisai plus aucun de mes gestes. La gentille petite Brownie qui se laissait souvent faire sans rien dire était partie. On pouvait me prendre pour une cinglée que je n’en n’avais rien à foutre. Petite, j’avais, pratiquement à chaque fois, accepté ce que Nash me disait. Il me faisait une remarque, je la prenais en compte. Plus maintenant. Je ne le respectai plus. Je ne prêtai même plus attention à ce qu’il disait. Ses paroles entraient par une oreille et ressortaient par l’autre. J’allai bouger, c’était sûr. Il allait voir ce qu’il allait voir. J’étais capable de beaucoup de choses. J’étais capable d’embrasser un mec sans éprouver de sentiments pour lui, j’étais même capable de finir dans son lit, j’avais même été capable une fois d’essayer de la drogue,…J’étais donc capable de lui rendre la monnaie de sa pièce à ce mec. Sur le choc, ses parfaites petites lunettes Ray-Ban étaient tombées à terre. Les écraser m’aurait très bien plus mais pour l’instant, j’étais plus occupée à le frapper. Jamais je ne me serai sentie capable de tels gestes. Au début, la réaction de Nash m’avait arraché un sourire. Il m’avait regardé me lever, pensant sans doute que j’allais m’énerver contre l’ascenseur. Perdu. Pour le moment, je me sentais supérieur à lui. Il était tellement surpris qu’il n’avait même pas eu le temps de réagir. Un faible sourire naquit sur mes lèvres lorsque je vis une jolie petite griffe sur sa joue. Je tentai de continuer sur ma lancée tandis que Nash attrapait mes poignets et me cria de me calmer. Les cheveux en bataille, mes poings tout rouges, je ne m’arrêtai pas pour autant.

Mes poings devenaient douloureux. Sans doute que ce soir, je devrais les faire soigner à grand coup de mercurochrome…Je me voyais très bien arriver le lendemain à l’unif, les gens se demandant ce que j’aurai pu faire pour avoir ça. Oh, rien…J’ai juste frappé Nash. Il est très très amoché le pauvre…. Ca ferait le tour de l’unif et on ne parlerait plus que de ça. Comme dans le passé, nous serions de nouveau le centre des rumeurs. L’idée était plaisante mais je ne tenais quand même pas à me faire une mauvaise réputation. Même si avec Nash, c’était mal barré. Je sentis soudainement un liquide chaud sur l’une de mes mains. Je me doutai parfaitement qu’il s’agissait de sang. J’eu un léger frisson à cette idée. Je ne pensais pas le faire saigner..Pas à ce point quand même. Je n’en fus nullement déconcentrée pour autant. Je continuai à le frapper mais j’avais de plus en plus de mal à l’atteindre. Nash semblait avoir retrouvé un peu de force, de vitalité pour me maintenir à une certaine distance. D’après lui, j’avais le choix : soit j’arrêtais, soit il me … mettait hors d’état de nuire selon ses termes. J’arrêtai de le frapper en quelques secondes alors que ses mots faisaient leur chemin dans ma tête. J’étais contente qu’il ne puisse pas voir mon visage grâce à mes cheveux. Me mettre hors d’état de nuire…Des larmes coulèrent de mes yeux sans que je puisse les arrêter. Connerie de sensibilité à la noix va ! Une légère colère reprit le dessus et, relevant la tête, je lui répondis d’une voix dure en me remettant à le frapper, à le secouer comme un prunier. « Mais vas-y ! Vas-y, mets moi hors d’état de nuire ! Tu n’attends que ça façon !! T’aimerais tellement que je disparaisse de la surface de la terre ! » Les mots sortaient tout seuls, comme si ça paraissait évident.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 25 Avr - 15:37


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Qu'elle me donne des coups me sidérait. J'étais tellement abasourdi que dans un premier temps je la laissais faire. J'étais bon pour avoir une ecchymose ou deux demain matin aux réveils. Cependant, elle ne s'arrêtait pas, ça semblait plus fort qu'elle. Brownie n'avait jamais été ainsi. Elle ne connaissait pas la violence à l'époque. Et voila qu'elle me griffait jusqu'au sang, me laissant de belles plaies d'où le sang s'écoulait. Mon visage était griffé en divers endroits, de petites griffures en plus grosses d'où le sang s'écoulait. Ma pommette était douloureuse et je sentais les goûts de sang s'échouer sur le sol. Je n'allais pas en mourir, mais elle m'avait bien dévisager sur le coup. C'est pourquoi je lui attrapais les poignets espérant que ça la tiendrait en place le temps qu'elle se reprenne. Je le croyais tellement qu'à la seconde salve de coup je n'étais toujours pas prêt. Je m'en ramassais encore plein la figure sans riposter. Je ne pouvais pas taper une fille, je ne pouvais pas taper Brownie ni même être violent avec elle. Alors je fis de mon mieux pour immobiliser ses bras. Serrant ses poignets jusqu'à lui faire mal, mais ça ne faisait rien. Ça ne provoquait aucune réaction de sa part. Elle allait certainement avoir des marques sur son poignet, autant que moi sur mon visage, mais ça ne l'empêchait pas de continuer, de se débattre encore pour atteindre mon visage. La fureur qui la consumait était tel que je ne pouvais rien faire pour l'éradiquer. Je me retrouvais incapable de faire quoique ce soit mise à part essayer de la contrôler comme je pouvais. C'est à ce moment là que je la menaçais. Ne me doutant pas un seul instant que ça allait la plonger dans une rage encore plus folle. Je la menaçais de la mettre hors d'état de nuire si elle continuait. J'allais bien devoir le faire si je ne voulais pas avoir droit à un séjour à l'hôpital pour me faire recoudre la moitié du visage.

Après mes mots, je cru avoir retrouvé le calme, je ne me doutais pas que ça augurait dans les faits la tempêtes. Immobile, ses cheveux cachant son visage, on aurait cru une enfant un peu perdue qui se trouvait dans un monde trop grand pour elle. Lorsqu'elle releva son visage, je pu voir le chemin laissé par ses larmes. C'est alors qu'après le calme vint la tempête. Je l'avais à peine presque lâché que déjà elle me sautais à nouveau au cou. Attrapait le col de mon t-shirt pour me secouer dans tout les sens. Je ne manquais pas de rencontrer à plusieurs reprises la paroi de l'ascenseur avant qu'elle ne se remette à griffer. Attrapant ses mains pour de bon, sentant le sang s'écouler plus rapidement, je ne me laissais plus faire. A bout de bras je la soulevais avant de la plaquer contre la paroi qui me faisait face tout en la fixant dans les yeux. «Et toi ?! T'attends quoi de moi ?! T'attendais quoi de moi?! Que je t'appartiennes à tout jamais ? Que je ne change pas et qu'on reste à jamais seul à deux ! Bordel tu voulais quoi Brownie !» Ma voix était excédée. J'avais l'ascendant sur elle, elle avait arrêté de gémir comme elle le faisait lorsqu'elle me cognait. Ma voix avait couvert ses plaintes tant j'avais crié fort à cause de la rage. Mes mains posés sur ses avant bras, je ne quittais pas ses yeux du regard prêt à devoir subir un peu plus de sa folie encore. «Je ne t'appartenais pas à l'époque Brownie et je ne t'appartiens toujours pas. Tu es en colère car tu as perdu, ce n'est pas une raison pour m'attaquer. Tu te fais du mal et t'en fais autour de toi, même si tu ne t'en rends pas compte.» La regardant un peu, je m'assurais qu'elle ne se débâtait plus avant de la lâcher tout en me reculant. De crainte d'avoir à essuyer une nouvelle de ses colères, je me relevais, j'attrapais mon sac et me remettait à appuyer sur le bouton d'urgence. Mon visage était douloureux, un goût dégueulasse de fer se répandait dans ma bouche et je n'osais même pas regarder mon visage persuadé qu'elle me l'avait bien amoché. Même après ce qui venait de se produire, j'attrapais mes lunettes avec nonchalance pour les rangers dans mon sac. Avec ce que j'avais au visage, on ne risquait plus de prêter attention à mes cernes.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 25 Avr - 17:21




The past should stay the past


Le calme avant la tempête. Voilà comment on pouvait décrire ce qui venait de se passer dans cet ascenseur. Un silence de mort, des pics et ensuite, la tempête. Un ouragan même. L’ouragan Brownie. C’est moi. Moi qui suis entièrement responsable de ce qui vient de se passer. Ce n’est pas Nash qui m’a sauté dessus, c’est l’inverse. Un rapide coup d’œil sur le sol me fit découvrir des taches de sang. Je l’avais salement amoché. Je me demandais s’il oserait me frapper en retour..Ce n’était pas son genre dans venir à la violence mais comme il avait changé, je ne pouvais prévoir ses réaction. J’avais déjà été surprise qu’il mette autant de temps avant de réagir, de me tenir les poignets. Moi non plus, je n’avais jamais été ainsi auparavant. Il m’avait dit de changer, je changeai voilà. Le secouer comme un prunier et continuer à le frapper n’était sans doute pas la meilleure chose à faire, je le savais. Mais c’était une façon pour moi d’évacuer ma colère. Taper contre les parois de l’ascenseur ne m’aurait servi à rien, il me fallait Nash. Nash était la cible de ma colère. Et j’étais la cible de la sienne. Parfait. Son tee-shirt allait être déformé à jamais et il aura des bleus à son dos dû au fait que je le cognais contre la paroi. Nash fit quelque chose que je n’avais pas prévu, du moins que je n’envisageai pas en cet instant : il me souleva et me colla à la paroi non sans me faire mal. Ma tête me lança durant quelques secondes tandis que je l’écoutais. Je n’abaissai pas mon regard, le regardant droit dans les yeux, les larmes coulant sur mes joues. Il criait. Trop fort. J’en pouvais plus. Je ne sais pas ce que je t’attends de toi Nash…Peut-être des explications, peut-être rien. J’en sais rien en réalité mais j’inventerai. Comme toujours.

Ses mains posés sur mes avant bras me faisaient atrocement mal. Et lui qu’attendait-il de moi ? Que je supporte ces pics sans rien dire ? Que je le laisse me lancer ses conneries à la figure ? Comme un pantin qu’il tirait les ficelles ? Il ne comprend rien. Jamais je n’ai dit qu’il m’appartenait. Il mélange tout. Perdu, ça oui. J’ai perdu quelqu’un à qui je tenais beaucoup. Quelqu’un en qui je tenais vraiment. Je n’avais plus envie de me battre avec lui, de le frapper. Il du le comprendre car il me lâcha, prit son sac et se remit à appuyer sur le bouton d’urgence. Je ne bougeai pas d’un pouce, ma respiration était haletante, saccadée. Je fus surprise qu’il mette ses lunettes dans son sac. Sans doute voulait-il montrer aux gens ce que je lui avais fait. Je passerai pour la mauvaise, la peste de service. Bonne idée Nash, charmant, sympathique. Me levant avec difficulté, je retournai là où j’avais posé mon sac et me rassis. Je n’avais même pas envie de lui répondre. Il n’allait pas me croire, allait inventer une autre connerie,…Mes avant bras étaient rouges vifs. Aller en cours me semblait maintenant impossible à envisager. Tant pis, je trouverai bien une excuse valable. Fouillant dans mon sac, je dénichai mon briquet et mon paquet de cigarette. Un coup d’œil au plafond de l’ascenseur me confirma bien qu’il n’y avait pas de détecteur de fumet. Je m’allumai donc une cigarette et remis le briquet dans mon sac. J’avais pris l’habitude de fumer à cause de Nash. A force de fumer dans ma chambre, j’avais pris gout à cette saleté. Et impossible de m’arrêter. Prenant une bouffée, je ne pus m’empêcher de lui répondre encore une fois. « Je n’ai jamais voulu qu’on reste seul à deux. Je ne t’ai jamais empêché d’avoir d’autres amis…Je pensais juste que, quand tu en aurais, tu ne m’abandonnerais pas comme une merde. » Poussant un petit soupir, je m’appuyai contre la paroi avant de fermer les yeux. « Je vais partir, ainsi comme tu l’as si bien dit, j’aurai perdu totalement. » J’avais prononcé ces paroles tellement bas que je n’étais même pas sur qu’il m’ait entendu.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 25 Avr - 18:12


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Brownie m'avait salement amoché avec ses coups. Je ne m'étais pas attendu à tant de fureur dans une si petite personne. Une personne que je considérais comme par le passé comme une enfant. Une enfant que je voulais protéger à l'époque, une enfant qui avait perdu toute innocence et qui désormais s'était rebeller. Je savais que je criais trop fort, je savais que je serais trop fort ses avants bras. Que ça allait laisser des marques, un peu comme les larmes qu'elle avait versé. Mais je n'avais pu m'en empêcher. J'étais colérique, j'avais perdu la douceur d'antan qu'elle m'insufflait enfant. J'étais redevenu le sale gamin bagarreur qui tape sur un autre gamin parce qu'il lui a piqué sa place. J'ai trouver bien plus de réconfort que dans tout le reste dans les poings que dans la raison. A part dans la musique. Musique qui avait toujours été une grand part de moi. Un bon moyen de canaliser. Mais à l'époque je n'avais pas besoin, j'avais Brownie pour me tempérer, me faire parler. Maintenant il n'y avait plus aucun chêne sous sa fenêtre, plus aucun moyen me permettant d'entrer dans son cocon comme je le faisais autre fois. Debout, mon épaule contre la paroi, j'appuyais sur le bouton d'urgence en attendant qu'on prenne la peine de répondre, de nous dire combien de temps on allait être là avant qu'on ne s'entre tue. Parce qu'il fallait bien l'avouer, je lui aurai bien retourné une claque si c'était pas une fille. Et il n'y avait que cette excuse qui me permettait de ne pas le faire. La jeune femme fit quelque chose d'étrange dans un ascenseur, elle sortit une clope avant de l'allumer. Mauvaise dépendance que je lui avais retirer, j'aurais bien fait pareille, mais je n'avais rien pour fumer, puis je comptais piquer une clope à un ou l'une. J'allais bien me trouver une clope. C'est là qu'elle s'adressa à nouveau à moi. Un refrain touchant et mielleusement récité. Soupirant, je levais les yeux aux ciels, enfin plutôt vers le plafond de l'ascenseur tout en gardant mon pouce pressant le bouton.

« Parce que tu crois sincèrement qu'on aurait pu continuer comme on faisait ? A passé le plus clair de notre temps ensemble tant et si bien qu'on aurait été scotché l'un à l'autre que ça n'aurait pas fait de différence. C'est pas la réalité ça Brownie. C'était une amitié voué à l'échec et tu le savais tout aussi bien que moi. » Baissant les yeux vers elle, je la regardais tranquillement fumer sa clope alors que je m'acharnais toujours sur le bouton de l'ascenseur. Le temps avait creusé un fossé entre nous, un fossé que rien ne pourrais reboucher, un fossé que j'avais été le premier à entamer. Après on l'avait juste approfondi et agrandit à coup d'indifférence, de remarque assassine et de coup bas. « J'ai le mauvais rôle, mais il fallait bien qu'un de nous deux mette un termes à ça. » Et je l'avais fait persuadé de bien faire. Persuadé et renforcé dans mon à cause des commérages de tous ce que les autres disaient. A l'époque j'étais intimement sur d'avoir raison mais aujourd'hui ma raison s'effilochait alors que je la fixais recroquevillé sur elle même à même le sol ses yeux brulant d'une haine à mon égard qui se sentais si fort. C'est alors qu'elle ferma les yeux, me laissant tout loisir de la contempler. D'énumérer ses changements, de retracer ses traits que je n'avais su oublier. Me laissant le loisir de profiter de quelques instants de calme après l'ouragan qui venait de s'abattre sur moi. C'est alors qu'elle dit qu'elle allait partir. Elle l'avait une fois, ça n'avait rien arrangé, qu'elle le fasse deux fois ça ne changera rien. Le monde était ainsi fait, elle pouvait fuir autant qu'elle le désirait, elle pouvait croire que tout allait changer, mais ce n'était pas le cas. « Tu crois sincèrement que ça changera quelque chose ? Tu peux partir, mais tu sais bien que ça changera rien. Si tu restes au moins tu saura si les choses changent. Puis c'est pas comme si j'allais m'amuser à faire de ta vie un enfer. Tu te jettes toute seul sur les gars pour les défigurer, t'as pas besoin de moi pour te tirer vers le bas. » C'était certainement pas aussi gentil ou aussi doux que j'aurais voulu que ce fut. Il n'empêche que j'avais fait un effort. Puis je trouvais son idée de partir terriblement conne alors j'essayais de la faire changer d'avis. Même si c'était pas moi qui allait bien pouvoir y arriver.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 25 Avr - 19:53




The past should stay the past


Les yeux fermés, je rêvais d’être ailleurs, dans un autre endroit, loin de Nash, loin de cet ascenseur. Dans mon lit, ça me semblait bien tien. Dès que cet ascenseur sera réparé, je décamperai d’ici aussi vite que possible et je retournai chez moi. Là, je m’allongerai dans mon lit, la couette sur ma tête. Faire le vide. Voilà ce qu’il fallait que je fasse. Ne plus penser à rien, juste respirer. Juste avant de venir m’installer aux Etats-Unis, ma mère m’avait conseillé la relaxation. A ce moment là, je lui avais ri au nez, jugeant que je n’en n’avais nullement besoin. Maintenant, je voyais sa proposition d’une tout autre manière. Du yoga serait pas mal non plus. Du moment que cela n’était pas un sport où il faut beaucoup bouger jusqu’à en transpirer, ça me convenait parfaitement. Deuxième bouffée. Je me posai la question de savoir si j’étais l’une des rares personnes à fumer dans l’ascenseur de cette université. Nash allait – il en allumer une à son tour ? Il fumait comme un pompier dans le passé. Sans doute étais-ce encore le cas. Un sourire en coin naquit au coin de mes lèvres en voyant Nash appuyer de nouveau sur le bouton. Je voulais faire une remarque mais je la gardais finalement pour moi. En tout cas, le technicien chargé de cet ascenseur n’avait pas l’air pressé de venir nous sortir de là. Ou alors, il n’y avait personne au service de maintenance, ce qui voudrait dire que les appels via le bouton resteraient inutiles. Ma cigarette entre mes doigts, je tapotai le sol avec l’autre main, histoire d’occuper ma main de libre. Je me souviendrai toujours du jour où ma mère a découvert que je fumais. J’étais dans ma chambre, Nash venait de partir. Elle est entré sans prévenir, sans frapper. Quand elle m’a vu assise sur mon lit, la clope en bouche, elle a commencé à hurler comme une furie avant de me retirer ma clope, de l’éteindre et de la jeter à la poubelle de mon bureau. J’ai eu droit à un sermon de vingt minutes le soir en tête à tête avec mes parents. Oui, le destin avait voulu que mon père soit là ce jour là. Bref, leur sermon ne m’a jamais empêché de continuer à fumer, loin de là.

« Oui, tu as raison. Tu as parfaitement raison. Ca te va ça comme réponse ? » lui dis-je d’un ton sarcastique. Je ne voulais pas le contredire, de toute façon, je n’aurai jamais le dernier mot. Au moins, il avoua qu’il avait le mauvais rôle. Pour une fois, j’étais d’accord avec lui. Mettre un terme à une amitié vieille de 9 ans…C’est sur que c’est génial comme truc. Même les yeux fermés, je sentais son regard sur moi. J’étais persuadée qu’il me détaillait, m’observant sur toutes les coutures pour détecter n’importe quel changement dans mes traits. Je n’avais pas beaucoup changé depuis mes 17 ans. Je m’étais juste amincie. J’étouffai un rire aux paroles de Nash. Partir ne servirait à rien ? Il avait tord. Partir loin d’ici et ne plus jamais le revoir, ça, c’était LA solution. Ma sœur le prendrait très mal mais avec le temps, elle comprendra. Elle comprendra qu’on tombe souvent sur des connards. « Savoir si les choses vont changer ? Parce que tu penses encore que les choses vont changer entre nous ? Ben oui, tu vois, je n’ai besoin de personne pour aller vers le bas. Comment veux-tu que les choses changent alors qu’à chaque fois qu’on se voit, on ne peut faire sans se crier dessus ? D’accord, ça ne fait que la deuxième fois mais franchement je doute que…Bref. » Je me tournai sur le côté de sorte que, si j’ouvrai les yeux, je pouvais avoir une charmante vue sur la paroi de l’ascenseur.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Mar 26 Avr - 18:18


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Avec Brownie tout semblait plus compliqué. Tout m'avait filé entre les doigts et je m'étais retrouvé pris dans une spirale dont j'étais incapable de changer le cours. Même si je le voulais, je n'aurais rien pu faire. Alors voila, je ne faisais rien. J'attendais, je n'osais même pas espérer. Sous l'effet de l'énervement je lui demandais si elle pensait qu'on aurait pu continuer indéfiniment comme ça. Je ne pensais pas. J'étais même persuadé que j'avais fait le bon choix. Certes, je n'avais pas opérer dans les meilleurs termes, mais j'avais fait ce que je croyais. A un moment ou à un autre on aurait bien finit par franchir la ligne. Atteindre un point de non-retour. Je n'aurai pas tout fichu par terre, je me serai coupé les ailes tout en l'amenant vers le bas avec moi. Au lieu de quoi j'avais couper court à cette folie nous offrant la chance de prendre notre liberté au pris d'un peu d'oubli. Son ton sarcastique ne m'amusait pas du tout, j'aurais aimé la faire taire de n'importe qu'elle manière tant ça me mettait hors de moi. Tant elle me mettait hors de moi, tout comme par le passé lorsqu'elle arrivait à me rassembler. Elle me tapait fortement sur le système et mon visage qui me lançait n'arrangeait rien à l'histoire. Préférant le silence à une quelconque réponse, je m'étais mis à la contempler. Me rappelant de l'adolescente couché sous son lit en train de me dire d'arrêter de la regarder. Me rappelant l'adolescente qui me voyant sortir par la fenêtre me suppliait de ne pas me blesser. Avions nous encore quelques choses avoir avec ces deux jeunes gens? Ou s'agissait il là encore que de souvenirs souffler par le vent ? Je n'en savais rien, mais parfois encore il m'arrivait de regretter la fraîcheur de sa chambre dans les chaleurs d'été, cette bulle envoûtante où nous étions seuls à régner.

« C'est normal qu'on se crie dessus, tu te jettes à mon visage, tu fais tout pour que je m'énerve... Puis c'est bon, t'as qu'a partir, c'est pas comme si ça m'intéressait...» Je faisais exprès d'être dur. De la pousser dans l'idée que je n'en avais rien à faire. Je voulais qu'elle réagisse et qu'elle m'envois sur les roses en me disant qu'elle se fichait de ce que je lui disais et qu'elle allait rester pour m'ennuyer. Cependant, la seule chose qu'elle fit, c'est de se retourner vers la paroi pour m'ignorer. Elle se foutait véritablement de ma gueule ce n'était plus possible. Elle voulait me rendre dingue avec son indifférence et ses silences. « Tu comptes m'ignorer tout du long ? » J'attendais, vaguement persuadé qu'elle ne comptait pas répondre. Qu'elle allait s'enfoncer dans son mutisme et me laisser me ronger les sang en attendant une réponse. A croire qu'elle le faisait exprès, non, elle le faisait exprès. Fallait être réaliste, puis elle tirait sur sa clope avec nonchalance. Ne tenant plus, j'appuyais une fois encore sur le bouton excédé avant de me retourner vers Brownie. M'agenouillant pour être à sa hauteur, je tirais sur son épaule sans douceur afin qu'elle me fasse à nouveau face. « Tu va me répondre ou j'en vaux même plus la peine ? » Mes yeux plantés dans les siens qu'elle venait d'ouvrir paresseusement, ma main broyant presque son épaule sous la tension j'attendais qu'elle réponde. On était proche. Assez proche pour qu'elle se remette à me frapper, aussi proche qu'on l'était pas le passer. J'espérais qu'elle ne se remette pas à me frapper parce que je n'aurais certainement pas une excuse de béton si jamais elle venait à me trop m'amocher.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Sam 30 Avr - 19:17




The past should stay the past


L’ignorance est la meilleure des solutions. Cette phrase allait devenir mon mot d’ordre à chaque fois que je croiserai Nash. Je devais donc la mettre en application dès à présent. Chose extrêmement difficile à faire. Sentir son regard sur moi me déstabilisait, me rendait nerveuse. Comme par le passé. Durant notre enfance, tous deux allongés sur mon lit, il lui arrivait souvent de me regarder. Et à chaque fois, je me mettais sur le côté de sorte qu’il ne puisse plus voir que mon dos. Ou alors je lui disais tout bonnement d’arrêter, mais ça, il ne le faisait que très rarement. Moi par contre, je ne me gênais pas pour le regarder. Je le faisais très souvent et il ne me disait rien. Il s’en fichait à vrai dire, j’en suis sûre. Encore une fois, pour Nash, tout était de ma f aute. Je dû retenir les larmes qui menaçaient de sortir lorsqu’il avoua n’en avoir rien à foutre si je partais. Je viendrai à mourir qu’il s’en ficherait pas mal. Il ne verserait aucune larme, n’aurait aucune pensée pour moi, j’en mettrai ma main au feu. Je me gardai bien de lui dire, l’ignorant royalement. Nash le remarqua très vite et cela m’amusait. Je voulais qu’il comprenne qu’il devait me foutre la paix, me laisser dans mon coin. Je l’aimai bien moi, ce coin. Et puis, observer la paroi de l’ascenseur était très intéressant…Ou pas du tout en fait. Je pris une nouvelle fois une bouffée de ma clope, un très mince sourire sur les lèvres. Sans même le voir, je savais qu’il était en colère, qu’il ne supportait pas mon mutisme.

Mes soupçons furent confirmés lorsqu’il s’agenouilla près de moi et, m’empoignant par les épaules, me força à le regarder. Là, je ne pouvais pas éviter son regard. Sur le coup, la première chose qui me passa par la tête fut ‘Si les regards pouvaient tuer, je serais certainement morte’. En plus d’avoir des bleus sur les avants bras, j’allais aussi en avoir sur les épaules. J’allais finir chez les femmes battues à ce train là. Nash, lui était bien partit pour rejoindre la ligue des hommes battus. « C’est pas ça mais…D’après ce qu’on a vécu, je ne vaux plus rien à tes yeux alors pourquoi continuer à te parler Nash ? » J’étais si proche de lui que je pourrai recommencer à le frapper si vite qu’il n’aurait même pas le temps de m’arrêter dans mon élan. Pourtant, à l’observer là, je n’éprouvais aucune envie de colère, de violence. Sans m’en rendre compte, mon visage s’approcha du sien. Dans ma tête tout se mélanger. Ca faisait tellement longtemps que nous n’avions pas été aussi….proches ? Ca me perturbait vraiment. N’ayant pas vraiment conscience de ce qu’il se passait, mes lèvres se posèrent sur les siennes. Je n’attendais rien en retour. Je voulais juste…Savoir ce que cela faisait d’embrasser Nash Storm.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 1 Mai - 9:21


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Cette histoire était inchangé. Elle le resterait a voir comment ça avait commencé. Nous avions un dialogue de sourds. Des mots lancé en l'air avec le coeur lourd. On parlait, cependant on restait muet. Des paroles vides et les coeurs à l'arrêt. J'aurais bien aimé la secoué dans tout les sens. Lui dire qu'elle devait arrêté de se prendre la tête. Que la vie c'était les erreurs, mais les réussites aussi. Qu'on ne pouvait pas rester à jamais enfermé dans le passé alors qu'on était venu ici pour recommencer chacun de son côté. Au lieu de quoi je rongeais mon frein, je m'énervais et ça se sentait. Brownie me mettait hors de moi, s'arrangeait pour me faire sortir de mes gonds comme si elle adorait me voir dans cette position. Ne tenant pas bien longtemps, j'allais m'agenouiller à côté d'elle avant de l'attraper par l'épaules. J'avais perdu ma patience, je ne l'avais jamais eu, j'en avais marre de son silence qui me laissait tombé des nues. Pourquoi ne disait elle rien ? Se foutait elle encore de ma gueule ? J'aurai pu faire comme elle. J'aurai du faire comme elle. Me mettre à fixer une paroi de ce putain d'ascenseur et attendre qu'on vienne nous sortir de là. Sans douceur je la forçais à me regarder, ma main serrant son épaule, la broyant plutôt. Je m'énervais, lui crachais mes mots espérant avoir une réponse. Quelque chose de cohérant, quelque chose de logique qui expliquerait tout. Quelque chose qui effacerait tout. Toutefois je savais qu'il n'en serait rien. Il suffisait de voir comment je serais son épaule de ma main. Tout avait changé et la pente sur laquelle nous étions en train de glisser j'étais bien loin de l'appréciée.

« C’est pas ça mais…D’après ce qu’on a vécu, je ne vaux plus rien à tes yeux alors pourquoi continuer à te parler Nash ? » Ma main broyant toujours son épaule, mais yeux planté dans les siens ma mâchoire crispé je ne disais rien. Battant à plusieurs reprises des paupières je sentais qu'on était trop proche. Que tout dérapait encore. Je cherchais à dire quelque chose, mais les mots ne sonnaient pas assez fort. « Tu rigol...? » Déjà ses lèvres s'écrasaient sur les miennes alors que ma main lâchait son épaule, glissant jusqu'à s'échouer sur le sol. Les yeux grands ouverts, je me repris assez vite reculant dans une sorte de débandade tout en la fixant interloqué. « C'était quoi ça ? Tu t'énerve sur moi puis tu ... tu... m'embrasses ? » Ça me semblait tellement illogique. Irréel presque. Nous n'avions jamais été que des amis même si je la fixais avec insistance à l'époque, que je repoussais tout les gars qu is'étaient approché. C'était mon amie, Ma Brownie. Personne ne pouvait tenir à elle comme moi je le faisais. Cependant, même en grandissant, jamais je n'avais eu envie, jamais je n'avais eu l'idée de l'embrasser. Jamais je n'y avais songé. Pourtant, dans une précipitation incalculé, je la plaquais contre la paroi de l'ascenseur avant de réellement l'embrasser cette fois. Ça n'avait pas de sens, aucune logique, pourtant je le faisais. Mes mains posées sur son visage le souffle couper dans le silence de cette ascenseur où nous avions cessé de crier.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 1 Mai - 10:51




The past should stay the past


J’avais la nette impression d’empirer les choses. Nash, pourquoi n’as-tu pas fait comme moi ? Pourquoi t’évertues-tu à vouloir me parler, à me forcer à te regarder ? Je mourrai d’envie de lui crier de me laisser tranquille, que cela ne servait à rien d’insister. On n’arrivait plus jamais à s’entendre comme avant. Notre passé me rongeait de l’intérieur. Malgré ce que je pouvais penser et dire, je n’arrivai pas à tirer un trait dessus. Rien ne pouvait arranger les choses entre nous. Quelque chose qui se brise comme ça, d’un coup sans qu’on s’y attende, on n’arrive jamais à recoller les morceaux. Je n’avais même pas laissé le temps à Nash de répondre quoique ce soit. Je l’avais embrassé sans cris et garde. Un baiser rapide, dénué de sens. Je ne comprenais même pas pourquoi j’avais fait ça. Ca n’avait aucun sens, plus rien n’avait de sens. Le choc se lisait dans les yeux de Nash. Il en avait même lâché mon épaule. Autant troublée que lui, je baissai les yeux, ne sachant comment réagir. J’avais envie de me donner une claque rien que pour me faire regretter ce geste. Car oui, je regrettai. Ce baiser n’allait faire qu’empirer la situation. Tout était confus en moi. Les questions que me posait Nash, j’aurai très bien pu les poser à moi-même. On se dispute, je le frappe et voilà que je l’embrasse. J’allai de nouveau lui mettre un vent, l’ignorer lorsque je me sentis plaquée contre la paroi de l’ascenseur. Le temps que je réalise ce qu’il se passait, les lèvres de Nash s’étaient posées sur les miennes. Là où je ne n’avais fait que lui donner un chaste baiser, Nash, lui, m’embrassait vraiment. Tandis que ses mains vinrent prendre mon visage, je lui rendis son baiser sans y réfléchir.

Je ne devrais pas lui rendre son baiser. Jamais il ne m’était venu à l’idée de l’embrasser dans le passé. On était juste des amis. Des amis, ça ne fait pas ça ne s’embrasse pas. Encore moins des ennemis. Il n’y avait qu’avec Alan que je me permettais ce genre de choses. Et ce n’était pas Alan qui était là, en face de moi en train de m’embrasser. Je n’avais jamais empêché Nash de s’intéresser à des filles qui voulaient être proches de lui. Même si, parfois, j’étais jalouse de ces filles. J’avais toujours eu l’idée d’être la seule fille à pouvoir être aussi proche de lui. Il n’y avait plus aucun bruit dans l’ascenseur, c’était le calme. Un calme plat. Reprenant un peu mes esprits, réalisant que ce baiser me plaisait bien, je tentai de repousser Nash délicatement. Je rompis le baiser, ma respiration saccadée. « On ne devrait pas Nash…On…Ca ne nous mènera à rien.. » Je ne bougeai tout de même pas, la proximité entre nous ne me dérangeant pas. Dès qu’on sortira de cet ascenseur, on oubliera. On oubliera ce baiser. Ce sera comme si rien ne s’était passé, rien de plus. Pourtant, inconsciemment, j’approchai une nouvelle fois mes lèvres des siennes. Mon cerveau me hurlait d’arrêter ça mais je ne pouvais m’y résoudre. Pour une fois, j’avais envie d’oublier la raison, de la mettre de côté. « Dis-moi d’arrêter, empêche-moi de continuer, je t’en prie Nash… » Au fond de moi, je ne voulais pas qu’il m’arrête, au contraire. Tout est si compliqué…


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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 1 Mai - 11:58


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C'était de la folie ce qui était en train de se produire. Déjà que ma journée n'avait pas bien commencé. J'étais en retard, j'avais pris l'ascenseur croyant allé plus vite et ne me confronté à rien. Et voila que je m'étais retrouvé pris au piège avec Brownie. Les cris, les coups. Ce n'était pas prévu. Je n'avais rien de prévu de tout cela. J'avais cru faire mes adieu en m'envolant loin de notre pays natal, loin de nous deux. J'avais cru tourner la page une bonne fois pour toute et recommencer quelque chose ailleurs, quelque chose de mieux. Une chose qui ne me rongerait pas de l'intérieure. Qui ne me ferait pas peur et que je pourrai regarder sans avoir le souffle couper, sans avoir l'impression de crever. C'était pour ça que j'étais parti, c'était pour quelque chose que je ne connaissais pas. Dont je n'étais pas sur que ça existe, mais j'avais besoin d'y croire. D'aller voir ailleurs s'il les nuits étaient moins noir. Cependant, voila. J'étais dans cet ascenseur. Tout semblait me glisser entre les doigts alors que ses lèvres s'étaient posé sur les miennes me laissant figé par la torpeur et l'incompréhension. Reprenant l'usage de mes membres, je me reculais fuyant comme je pouvais ses lèvres, sa fragrance, cette personne qui me mettait dans tout mes états. Elle était pire qu'un accident de voiture, qu'un choc en pleine tête, un saut en parachute sans parachute. C'était une descente aux enfers en pire. Un saut qui vous mène à votre perte et que vous désirez cependant ardemment. C'était de la folie à l'état pur. C'était se brûler les ailes en plein vole en espérant bien qu'on va s'écraser. Parce que c'est ça qu'on désir. Ce retrouver en bouilli, le coeur éclater plus rien que la poussière pour vous rappelez. Mes lèvres possédant les siennes je connaissais l'inanité de l'action. Ce n'était qu'un intermède. Un entracte dans le spectacle où on se déchirait comme des pauvres fou que nous étions. Toutefois, mes mains posé sur son visage, mes lèvres se consumant au contact des siennes, je me fichais de la fin qui m'attendait.

Ses mains se posèrent sur mon torse cherchant à me repousser avec une faiblesse étonnante. Luttant encore un peu, j'ouvrais les yeux sur Brownie que je fixais avec envie. La fixant en silence alors qu'elle tentait de formuler une phrase je m'y intéressais bien peu. De toute manière, une fois que la vie aura reprit son cours ça sera fini. Plus de Nash plus de Brownie. Plus d'amis. C'était fini tout ça alors pourquoi pas se crasher une dernière fois ? Ça semblait si logique pour moi, me descendre en flamme était la chose que je préférais, même si je laissais tout derrière moi. « Rien à faire » Rien à faire du monde derrière les portes de cet ascenseur, rien à faire de nos erreurs. De celle qu'on s'apprêtait à faire. Rien à faire de ses silences, rien à faire des mes foutus conneries. Rien à faire de se brûler le coeur au gré de mes envies. Mes lèvres si proches des siennes je n'hésitais pas alors qu'elle semblait encore lutté. Comme si on avait pas déjà perdu ce combat. Comme s'il y avait encore lieu de lutté face à tout ça. Elle me demanda alors de l'arrêté, de la réfréner afin qu'on ne fasse pas cette connerie monumentale qu'on risquait de regretter. Elle comptait sur moi pour la repousser alors que s'était moi qui m'accrochait. Moi qui me tenait à un fil, suspendu à ses lèvres prêt à mourir à la fin de cette trêve, car c'était certain, tout çà allait me tuer. M'achever pour de bon. . « Non, pas cette fois. » Parce que cette fois c'était elle et moi qui allions nous crasher en flamme. Voler en fumer, sauté sans parachute et se détruire dans une gerbe de poussière. Mes lèvres retrouvant les siennes je l'empêchais de répondre, je l'empêchais d'y réfléchir plus longuement car c'était trop tard. Seul les actes ou le destin pouvait encore nous sauvé. C'est alors que j'entendis le haut parleur se mettre à grésiller et que la lumière sembla s'être éteinte avant de se rallumer...
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 1 Mai - 16:39




The past should stay the past




J’avais déjà peur du lendemain. Peur de ce qu’il se passerait demain si on venait à se croiser dans les couloirs. On s’ignorait, se lancerait des pics pour ne pas changer. Ce qu’on était en train de faire ne servait à rien. Pourquoi s’embrasser ainsi alors qu’on voudra tout oublier dès les portes de l’ascenseur franchies ? Pourquoi me faire encore plus souffrir ? Nash en avait-il conscience ? Le faisait-il exprès ? Je voulais m’éloigner de lui, m’éloigner de ces lèvres, de son baiser que j’avais le malheur d’apprécier. On se détruisait petit à petit. On détruisait le peu de sentiments positifs qui nous restaient l’un envers l’autre. Demain, on recommencera notre petit jeu, à se disputer, se dire des insanités non méritées. La réalité, c’était ça. Ce n’était pas d’embrasser Nash d’un coup, hop. Je fuyais son regard, son visage. Je le fuyais lui. Lui qui n’en avait rien à faire pour ne pas changer. Dans l’histoire, ce n’est pas lui qui en souffre le plus, c’est moi. Alors, qu’est-ce que ce baiser pour lui ? Un moment d’égarement, une erreur qu’on ne reproduira plus. Un instant, je crus l’avoir convaincu de m’arrêter mais ce fut le contraire. ‘Pas cette fois’. Nos lèvres se rencontrent de nouveau. Encore un baiser. Je ferme les yeux, n’ayant plus le courage de le repousser. Je tente de faire comme Nash : de faire comme si cela n’importait peu, comme si cela nous tirait encore plus vers le bas mais ne changerait rien à notre relation.

Lutant contre l’envie de passer mes bras autour de son cou, je fus sauvée par le haut parleur de l’ascenseur. Celui-ci grésilla quelques secondes et la lumière disparu soudainement avant de revenir. Rompant le baiser, le regard toujours posé ailleurs que sur Nash, je guettai le moindre signe, le moindre bruit qui indiquerait que l’ascenseur serait à nouveau opérationnel. Une voix se mis à parler, il devait sûrement s’agir du mécanicien. « Suite à un problème technique plus important que prévu, cet ascenseur restera encore bloqué durant quelques temps. Veuillez nous en excuser. » Génial. Génial. Génial. Sans musique, sans réseau téléphonique, j’allais être fichue. Et je n’avais même pas de qui boire…Je n’avais que Nash à disposition, ce qui n’était pas…vraiment génial si on oubliait les baisers. La proximité de Nash me déstabilisait vraiment. Je pouvais sentir son souffle sur ma gorge. « Demain, on va le regretter Nash. Tu le sais aussi bien que moi. C’est pas comme si je n’aimais pas t’embrasser mais…Je le sens mal. » Mes joues virèrent au rouge en une seconde. Je maudissais ce mécanicien. Si je le croisai, j’allais lui faire sa fête à ce type. Même pas fichu de réparer rapidement un ascenseur, c’était la meilleure. Et puis, j’avais raison de le sentir mal. Il pourrait tout raconter à Elyott et ce con ne se priverait pas de me faire payer les coups qu’a reçu Nash, je le sentais.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 1 Mai - 19:10


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C'était un pas dans la mauvaise direction. Je le savais, mais je n'y prêtais pas attention. Quel était l'intérêt de se compliquer la vie alors qu'on pouvait la vivre comme elle venait. Enfant, on refaisait le monde. On l'imaginait caché entre les murs de sa chambre. Mais voila, les murs de sa chambre avaient disparu et nous deux on était plus. Lorsqu'elle me demanda de l'arrêté je n'hésitais pas une seconde. A vrai dire je n'avais pas pris la peine d'y pensé. Réfléchir à ce qui se produisait ça signifiait tout arrêter. Ça signifiait arrêter de tout foutre en l'air et croire l'espace de quelques instants que je pourrai tout changer. Cependant je ne pouvais pas, nous ne pouvions pas. On était pas surhumain, on était pas mieux que les autres. J'étais bien pire qu'elle et c'était à moi de m'en vouloir, toutefois il me semblait que c'était elle qui s'en voulait le plus. Mes lèvres pressées contre les siennes je remarquais le changement de luminosité. Les lampes qui s'éteignent avant de se rallumer et le grésillement des haut-parleurs qui ne pu que m'alarmer. L'annonce du mécanicien m'amusa. On avait un rabais. Dix, vingt minute encore à profiter. Souriant, je fixais Brownie qui conservait ses yeux fixer sur un autre point avant de fondre vers son cou pour l'embrasser. M'arrêtant lorsque je l'entendis parler, je restais immobiles, penché au dessus d'elle mes lèvres à hauteur de son cou dénudé. Soupirant en légèreté, je reposais mes lèvres sur cou le couvrant de baiser en m'approchant de la base de sa mâchoire. Je cherchais à la faire craquer. Oublier ses vaines et bonne résolution pour qu'elle craque avec moi pour cette autodestruction. Mordillant en douceur sa peau je m'arrêtais quelques instants pour capter son regard en lui disant : «Arrête de réfléchir et de penser, demain est encore loin. » Laissant mes lèvres montée jusqu'au lobe de son oreille je me mis à le mordiller ne sentant toujours aucune résistance.

Je me reculais alors pour regarder à nouveau Brownie, sans sourire, sans baiser, je la fixais en silence quelques instants ainsi. J'attrapais alors son menton en douceur approchant mon visage du sien m'assurant bien que c'était moi et seulement moi qu'elle fixait. « Alors Brownie ? Tu me repousse ou tu ne me repousse pas ? Il faudrait te décider une bonne fois pour toute... craquer... me repousser... » La regardant avec intensité je savais que ce que je faisais n'était pas fair-play. Cela faisait longtemps que je ne l'étais plus. Depuis que j'avais rompu notre amitié sans rien dire, retournant ma veste avant de m'éloigner. Mes yeux dans les siens, je me disais que j'aurai du au minimum m'excuser. Trouver quelque chose d'autre à dire que de la pousser dans ses retranchements en la faisant tourné en bourrique parce que j'avais cette foutue envie de l'embrasser. Cette envie que je n'avais jamais ressenti jusque là. Alors, voila, je jouais pas franc jeu, je faisais comme si notre passé n'avait jamais y lieu et que j'avais juste envie de l'embrasser. Toutefois, j'étais toujours un c*nnard. Le gars qui l'avait abandonné et qui méritait de se ramasser des claques pour ça. Mais même en sachant cela, je repartais au front. Je me battais à nouveau pour sentir ses lèvres. Oublier le reste et me foutre en l'air parce que j'étais doué pour ça. C'était une chose pour laquelle j'étais particulièrement doué alors autant continuer. Même si ça signifiait l'emmener avec moi, même si pour ça elle était prête à jouer avec le feu et se brûler. On s'était rien promis. On avait pas parlé de futur. De toute manière, à notre niveau c'était à se demander si futur il y avait.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 1 Mai - 20:21




The past should stay the past




J’avais l’impression de parler pour un sourd. Non seulement la communication du mécanicien semblait l’avoir amusé mais en plus, Nash n’avait rien trouvé de mieux que de diriger ses lèvres vers mon cou. Heureusement, mes paroles l’avaient arrêté. Cependant, mon ‘répits’ fut de courte durée. Il finit par embrasser mon cou, continuant ensuite ses baisers jusqu’au niveau de ma mâchoire. Je savais très bien ce qu’il cherchait à faire et je prenais sur moi pour ne pas craquer. Le repousser, je n’y pensai même plus. Il mordillait ma peau avec douceur et j’avouai – difficilement – que cela me plaisait quand même. Il essaye de capter mon regard mais sans grand succès. Je veillai à ne pas le regarder. Si c’était le cas, j’étais sûr de craquer définitivement. « Pour moi, demain est proche. Trop proche. » Je sentais à ma voix que je n’allai plus tenir très longtemps comme ça. J’essayai de penser à autre chose que Nash. Par exemple, je me demandai ce que pouvait bien porter ma sœur aujourd’hui, quels cours elle avait. D’après moi, je m’en sortais pas mal malgré le fait que Nash me mordillait à présent le lobe de l’oreille. Fière de moi, je m’autorisai un mince petit sourire. Un sourire que je perdis vite lorsque Nash me prit par le menton, me forçant à le regarder droit dans les yeux. Ce qu’il me dit par la suite eut le don de faire sortir ma sœur et ses cours de mes pensées. Le regard qu’il m’offrait, je le connaissais très bien. C’était le regard inventé exprès pour faire craquer les gens. Moi en l’occurrence. Il voulait absolument m’entrainer dans ce jeu avec lui. Un jeu qui ne nous mènerait à rien sinon à descendre encore plus. N’ayant pas d’autre option que de le regarder droit dans les yeux, j’en vins à me mordre la lèvre inférieure. Devais-je craquer ? Craquer et payer le prix fort par la suite ? Ou bien le repousser ? C’est sur qu’au point où j’en étais, je n’avais plus rien à perdre.

Faisant le vide dans ma tête, je réduisais petit à petit l’espace qui séparait nos lèvres jusqu’à ce que ces dernières se touchent. « Je craque.. murmurais-je avant de l’embrasser. Durant ce baiser, je me collai à lui tel un aimant. Je passai mes bras autour de son cou, savourant d’être très proche de Nash. Alors qu’au début, je pestai de devoir encore attendre avant de sortir d’ici, maintenant c’était le contraire. J’avais bien l’intention de savourer chacune des minutes qui nous restaient dans cet ascenseur. En l’instant présent, je me fichai pas mal de quoi demain sera fait. Je me fichai pas mal de ce qu’il se passera, une fois ces portes franchies. Tout ce qui comptait pour l’instant, c’était d’embrasser Nash, de sentir ses lèvres sur les miennes, son corps contre le mien. Jamais je n’aurai pensé faire ça un jour. Pas avec Nash. Et pourtant, voilà que je l’embrassai. « T’aimes faire craquer les gens hein ? Tu es trop doué en tout cas. »

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Lun 2 Mai - 18:37


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J'avais l'impression de jouer un peu avec ses nerfs. Titillant, en m'amusant d'elle, son cou, je la réprimandais lui disant que demain était encore loin. Il est de ces nuits sans lune ou le soleil semble avoir abandonné la partie et ne jamais vouloir se lever. Il est de ces instants brûlant ou le temps s'est dilaté et où il est impossible de continuer tant le temps semble s'étirer, s'étirer, s'étirer sans vouloir jamais s'arrêté. Demain était une notion erroné, un mot galvaudé, demain ne viendra pas nous cherché, c'est nous qu'irons mettre les pieds dans le plat. Demain n'avait pas a voir le jour si on ne le voulait pas. Demain était encore loin et demain ne m'atteindrait pas en tout cas. Pas moi, pas celui que je suis. Son menton entre mon pouce et mon index je la fixais cette lueur de malice dans les yeux. J'avais trop utilisé ce regard que pour savoir qu'il allait à tout les coups marché. J'avais balayé ses mots d'un revers de la main, désormais c'était trop tard, je le savais, j'avais gagné. Soufflant alors avec une douceur sadique, je lui posais une question de taille. Que voulait elle faire ? Qu'allait elle faire ? Je jouais les certains, le gars fier, mais j'avais pas d'idée quant à savoir ce qu'elle allait faire. Nos visages se rapprochèrent alors l'un de l'autre alors que son souffle venait caresser mes lèvres dans un doux frémissement qui me prenait jusqu'à l'échine. Ses lèvres scellés aux miennes elle parvint à m'annoncer qu'elle avait craqué avant que nous ne recommencions à nous embrasser.

J'avais conscience qu'à chaque minute qui passait c'était une autre minute que je consumais. Un pas vers l'extérieure en quelques sortes. Je m'approchais de la porte de sortie sans savoir ce qui se cachait derrière cette porte. Mes mains posées sur ses hanches, je la tirais toujours plus vers moi Sa remarque m'amusa alors que lui offrait un léger sourire en coin. J'adorais faire craqué les gens ce n'était pas nouveau. Enfant je m'amusais de mes parents, maintenant c'était des personnes que je me rencontrais, il n'empêchait que : « C'est plus savoureux quand je te fais craquer toi !» Les mots étaient sortit tout seul il était trop tard pour les rattraper, alors je préférais continuer à m'enfoncer. Peu importait la direction, peu importe les conséquences, j'avais tord elle avait raison, ça n'avait pas d'importance. Récupérant avec avidité ses lèvres, la tirant vers moi, je la faisais passé par dessus moi alors que je me retrouvais à sa place contre la paroi. Mes mains se baladant dans ses cheveux, glissant sur ses hanches, dessinant le creux de se cou. Je l'embrassais à perdre mon souffle et ma raison surtout. Je savais que le temps m'était compté, que ce n'était qu'une éclaircie dans un ciel orageux. Je pouvais faire ce que je voulais j'allais sombré, mais cette fois ci au lieu d'être seul je l'avais emmené. L'attirant avec moi dans cette descente aux enfers irréel et tellement délicieuse qu'on ne peut qu'en profité tout en regrettant tout ce qu'on a raté. Mes mains se calant sur ses hanches je laissais mes lèvres glissés dans son cou alors que ses cheveux venait me chatouiller les joues. J'appréciais sa fragrance, m'enivrait de sa chaleur comprenant ma chance sur le coup. Elle était plus proche que jamais et ne le sera peut-être plus jamais. Je voulais en profiter avant que tout ne me soit confisquer.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Sam 7 Mai - 17:38




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S’embrasser, être si proche l’un de l’autre, tout cela ne nous amenait qu’à notre perte. Petit à petit, on descend jusqu’au point de non retour. Nash avait toujours été le seul garçon que je considérai comme assez proche de moi pour ne voir qu’en lui qu’un meilleur ami. Jamais je n’avais aucune pensée contraire à l’amitié à son égard. Même dans mes rêves. Le temps emporte tout avec lui. Les bonnes choses comme les mauvaises. Elles s’en vont là, quelque part, enfuies dans notre mémoire. Le temps, parfois, nous rattrape. On nous accorde une deuxième chance. Une chance de se racheter, une chance de changer les choses, de les améliorer. Souvent, ce n’est pas une mince affaire mais on s’accroche. On tente d’y faire face. Personnellement, je ne crois pas au destin. Ce n’est pas le destin qui nous a fait que Nash et moi, nous nous sommes revus. Non, c’est purement le hasard, rien de plus. J’avais craqué, sans prendre la peine de réfléchir vraiment aux conséquences de mes..De nos actes. Comme l’avait si bien Nash, demain est encore loin. Demain, ce qu’il se sera passé ici ne sera plus qu’un souvenir que nous chercherons à enterrer à jamais dans notre mémoire. Quelque chose qui n’aurait jamais du avoir lieu, existé. Les mains de Nash posées sur mes hanches, il ne me laissait aucun répit pour reprendre ma respiration. Nos lèvres ne voulaient pas se quitter, attitrées comme des aimants. « En effet. C’est beaucoup plus…savoureux. » Je n’arrivai pas à cerner s’il le pensait vraiment. Je préférai me dire que oui même si le contraire était plus probable.

Sans avoir le temps de m’en rendre compte, je me retrouvai de l’autre côté, Nash contre la paroi à présent. Ses mains allaient partout. De mes cheveux dans lesquelles elles s’emmêlaient jusqu’à mes hanches. On s’embrassait comme si plus rien d’autre ne compter que nous. On avait juste besoin de s’embrasser, de laisser nos mains parcourir le corps de l’autre. Arrêtant la promenade de ses mains sur mes hanches, Nash arrêta de m’embrasser pour poser ses douces lèvres sur mon cou. C’était une véritable torture émotionnelle. Osant enfin faire quelque chose, je portai mes mains à son torse. J’en remontai une jusqu’à ses cheveux tandis que l’autre descendait doucement jusqu’à la couture de son tee-shirt. M’éloigner de lui me semblait désormais impossible. Je respirai sa fragrance avec bonheur. Depuis combien de temps n’avais-je pu sentir l’odeur de son parfum préféré ? Depuis combien de temps ne m’étais-je plus retrouver aussi près de lui ? Une éternité. Je me moquai des conséquences, je me moquai que l’ascenseur redémarre et que quelqu’un nous surprenne ainsi. Hésitant quelques secondes, je finis par passer ma main sous son tee-shirt. Du bout des doigts, je caressai sa peau si douce au niveau de son ventre. J’avais en quelque sorte peur d’aller plus loin. Il pouvait encore très bien faire machine arrière. Rien ne l’en empêchait. « Dis-moi si tu veux que j’arrête. » lui murmurais-je d’une voix douce à l’oreille.

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Sam 7 Mai - 18:09


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Nous étions en train de faire une folie, on voyait le mur sur le point de nous atteindre en pleine face à tout moment et on s'en foutait quand même. On continuait poussé par ce je ne sais quoi qui nous guidait, qui nous avait attrapé et qui ne semblait pas sur le point de nous lâcher. J'avais besoin de ses lèvres comme d'autres avaient de voir le soleil se lever. C'était trop tard pour reculer, je m'étais avancé trop loin, j'avais sauté sans prendre garde à vérifier les freins, la voiture fonçait et rien ne pouvait la retenir. J'avais sauté et rien ne pouvait me sauver, il n'y avait pas d'avenir sur ce chemin. C'était juste elle, moi... rien. Rien qui ne valait la peine de s'attarder, rien qui n'aurait du commencer. C'était une sorte de virus qui se propageait. Qui dansait dans mes veines, me parcourait, m'enflammait. J'étais foutu, ça je le savais, j'étais en train de briser le lien qui nous retenait, celui-ci bien trop ténu et voila que j'allais le briser. Je le savais, mais je ne pouvais m'empêcher de continuer. Comme si son contact me rendait fou, comme si après tout le calme qu'elle m'avait insuffler, il fallait qu'elle me rende la folie de nos belles années. Cette folie qui me rongeait, qui m'emportait, celle qui allait la submerger aussi si on continuait. Mais on était deux fou et si ça continuait on allait y aller jusqu'au bout. Je ne m'attardais pas sur l'hésitation dans sa voix, je ne m'attardais pas sur ce qu'elle me disait. Je ne pensais qu'à ses lèvres, je ne pensais qu'aux miennes, à ces sentiments qui m'éprennent et moi qui ne savait pas dire non. J'avais besoin de la toucher, de la sentir, m'enivrer, en mourir.

Mes mains glissaient sur sa peau, la caressait en douceur, l'enfermaient dans un étau. Je laissais mes lèvres se balader dans son cou toujours plus avide. Plus nécessiteux, plus envieux. Alors que mes lèvres découvrirent la peau de son cou, se posant en douceur sur celle-ci, je sentis ses mains partir de mon torse. Ses caresses à peine avoué qui me donnait une putain d'envie de crever. Je sentis sa main s'arrêter dans mes cheveux alors que l'autre se faisait hésitante au niveau du bas de mon t-shirt. Continuant, j'étais trop avide que pour m'en soucier. Continuant, j'étais trop fou que pour y penser. C'est alors que je sentis sa main fraîche rencontré ma peau, émettant un léger grognement je l'entendis me chuchoter quelques mots à l'oreille. Ses cheveux venait caresser mon visage alors que je cherchais à croiser ses yeux. A vriller mon regard dans le sien pour savoir... Quoi ? Je n'en savais rien, j'avais juste besoin de la fixer, sans raison, tout comme j'avais besoin de l'embrasser m'étouffant dans le feud es passions. Ma main sur sa hanche glissa jusqu'à son bras pour descendre le long de celui-ci attrapant sa main qui se trouvait dans mes cheveux avant d'en embrasser la paume sans la quitter des yeux. Je ne savais pas ce que je faisais, j'en avais pas la moindre idée. Je continuais, certain qu'elle allait finir par me faire crever à trop attendre avant de m'achever. « Non mais si tu veux pas aller plus loin...» Je comprendrai ? J'en étais pas certain. Elle pouvait pas m'emmener si loin pour me lâcher. J'étais en train de me consumer au simple contact de ses lèvres, je perdais la raison au frôlement de sa peau, s'arrêté maintenant c'était signé ma mort, c'était m'envoyé au trépas avant de m'avoir offert ce que pour quoi j'étais prêt à y aller. Je voulais juste pouvoir l'embrasser encore et encore, l'embrasser jusqu'à en avoir plus d'air et crever. L'embrasser de trop me consumer. C'est ainsi que mes lèvres rencontrèrent à nouveau ses lèvres alors que mes mains passaient en douceur sous son haut le relevant avec lenteur en attendant un quelconque signe de sa part qui me ferait comprendre son refus. En attendant je continuais, je l'embrassais, je me laissais sombrer.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Sam 7 Mai - 20:43




The past should stay the past



Cette réalité me plaisait. C’était comme si j’avais toujours voulu l’embrasser, sentir son corps sur le mien, sa chaleur,… Nous étions comme des funambules sur une corde. Au moindre problème, à la moindre perturbation, on tomberait. On redeviendrait comme avant. On se relèverait et chacun repartirait dans son coin, comme au tout début. Il n’eut aucun mouvement de recul lorsque mes mains se posèrent sur son torse. Il faut dire que j’y allais doucement, ne sachant pas encore très bien où étaient les limites avec Nash. J’aimerai tellement bien être dans sa tête pour savoir ce qu’il pense, ce qu’il ressent. J’avais du mal à comprendre ce changement brutal de situation. Un changement que j’avais provoqué sans m’en rendre compte. Je souris faiblement en l’entendant grogner. Je voyais qu’il cherchait à croiser mon regard. Tout en le cherchant, il prit ma main qui se trouvait dans mes cheveux et y déposa un baiser sur la paume. Je ne réfléchis même pas une seconde avant de lui répondre. Cela me paraissait tellement évident et arrêter m’était totalement impossible. J’avais besoin de lui, de son contact comme si ma vie en dépendait. « Non ! Aucun problème, je ..Je veux continuer, ne t’inquiète pas. » Comment arrêter alors que le simple fait que ses mains parcourent mon corps me procure des frissons ? Il fallait être complètement fou. Lèvres contre lèvres, Nash passa ses mains sous ma blouse. Ses mains sur ma peau ne firent qu’accentuer mes frissons. Nash soulevait petit à petit ma blouse, délicatement.

Ma main située sur son ventre, je la fis descendre et empoignai le bord du tee-shirt. Contrairement à Nash, je relevai son haut un peu plus vite. Tant et si bien qu’on du rompre le baiser afin que je fasse passer son tee-shirt par-dessus sa tête. Une fois fait, je balançais la blouse sans faire attention où elle pouvait atterrir. Je repris très vite possession de ses lèvres. Mes mains retrouvèrent rapidement leur place sur le torse de Nash. Elles allaient et venaient, le caressant avec soin, douceur. Nash prenait plus de temps à m’enlever ma blouse, comme s’il craignait que je change d’avis, que je fuie. Il finit tout de même par me l’enlever. Je ne ressentais aucune gène. Je ne voulais rien dire de plus. Je voulais juste profiter du silence. Du silence et surtout, de ce qui était en train de se passer. Sans doute que jamais cela ne se reproduirait par la suite. Je n’aurai que mes rêves pour y repenser, pour y rejouer la scène. Quittant ses lèvres, ce fut moi qui, cette fois, posait mes lèvres sur son cou, m’enivrant encore plus de son odeur. « S’arrêter maintenant, ça serait vraiment dommage tu ne crois pas ? »

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MessageSujet: Re: The past should stay the past Sam 7 Mai - 21:56


Breathe for love tomorrow cause theres no hope for today.
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On avait travesti le monde afin de pouvoir y voir l'espace d'un instant ce qu'on désirait. On avait réussit à abattre tout les mondes pour se retrouver l'espace d'un instant. Pour traverser des limites qu'on avait jamais imaginé, jamais rêvé, jamais espéré. Lorsqu'elle me demanda si je voulais qu'on arrête là, je cru qu'elle désirait tout arrêté. Se rétracter sans que je ne puisse rien faire pour l'en empêcher. Il fallait dire que si ça avait été le cas je n'aurais pas su lui faire changer d'avis. Je n'avais aucune idée de ce qui se passait. Je ne savais pas ce qui était en train de nous arriver et à vrai dire je m'en fichais un peu m'en fichais un peu. C'était la vie qui était comme ça. On est un peu largué parfois, mais faut bien continuer. Faut faire des choix et les assumer quoiqu'il arrive. Serrant sa main en douceur, j'avais embrassé la paume de celle-ci sans lâcher le regard de Brownie. Sa réponse me suffit. Elle aurait pu dire n'importe quoi tant que ça signifiait pas l'arrêt direct de ce qui nous arrivait que ça m'aurait suffit. Mes lèvres s'écrasant à nouveau sur les siennes, mes mains se dirigèrent d'elles même vers le bas de son haut. Le soulevant petit à petit, je sentis les mains de la belle en faire autant avec un peu plus d'empressement. Lorsqu'il fallut me retire mon t-shirt, dans un même geste on se sépara l'espace d'un instant avant de se retrouvé avec autant d'empressement. Je sentais ses lèvres contre les miennes, ses mains glissant sur mon torse m'arrachant des frissons que je n'arrivais nullement à réprimer face à tant de douceur. Continuant l'ascension de son haut avec toujours autant de prévenance et de soin, je finis par le lui enlever me rendant alors compte que les choses prenaient un nouveau tournant. On allait de plus en plus loin et rien n'allait pouvoir nous arrêter.

Ses lèvres changèrent d'orientation alors qu'elles se posèrent dans mon cou, ses mains glissaient toujours aussi lascivement ses mains sur mon torse. Elle me mordilla légèrement la peau du cou avant de me souffler que ça serait dommage de s'arrêter là. Grognant d'approbation, je soufflais avant de répondre mes mains se callant sur sa chute de reins. « Hum... c'est certain. » J'avais perdu mon éloquence habituelle. A vrai dire face à elle et son toucher j'étais qu'un gars perdu dans une mer qui l'avait submergé. J'avais rien à offrir, tout à donner. C'était fou mais j'étais incapable de penser. Mise à part gémir mollement tentant de retenir comme je pouvais ce qu'elle me faisait ressentir. Passant à nouveau ma main dans ses cheveux, je cherchais à retrouvé ses lèvres. Retrouvé sa bouche afin de recouvrir mon air, changer d'atmosphère et perdre pied. Une fois encore l'embrasser à en crever. Ce que je fis alors que nos lèvres se retrouvait et que mes mains glissaient voluptueusement dans son dos montant jusqu'aux bretelles de son soutiens gorge. Les faisant glissé en douceur le long de ses bras, je mordillais avec envie sa lèvres inférieure alors que mes mains glissaient à nouveau sur sa peau, la frôlant par moment, la griffant à d'autre. Mais lèvres collée au siennes je murmurais d'une voix rauque à cause du désir : « J'ai envie de toi! » C'était fini les jeux d'enfants. Tout les beaux sentiments. Il fallait se rendre à l'évidence, j'en avais envie et on ne serait pas descendu à ce niveau là si pour elle ça n'était pas le cas non plus. On était passé outre bien des barrières aujourd'hui, on avait oublié bien des détails pour en arriver là. On s'en fichait un peu à vrai dire. Ou en tout cas je m'en fichais. Ses lèvres contre les miennes me suffisait alors qu'elle m'embrassait, m'embrasait tout entier. Ca me suffisait à me faire chavirer et j'aurai jamais cru qu'elle puisse me faire ressentir ça. Mon amie d'enfance, celle que j'avais repoussé, celle que j'avais abandonnée.
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MessageSujet: Re: The past should stay the past Dim 8 Mai - 8:31




The past should stay the past



Nash et moi, on ne s’était jamais vraiment fixer de limites. On vivait au jour le jour sans vraiment bien savoir de quoi serait fait le lendemain. Non, pas besoin de se fixer des limites à voix haute. Sans en parler, on savait déjà ce qu’il ne fallait pas franchir. On ne devait pas s’embrasser, ni se tenir par la main, on devait rester des amis. Des amis dont les gens pensaient parfois à tord, disant que nous sortions ensemble. Ici, il n’y avait plus de limites. On les transgressait toutes, nous n’avions pas peur de payer le prix fort par après. Sous les caresses de l’autre, nous frissonnions. Il ne pouvait en être autrement. Jusqu’ou allons-nous aller ? Allons-nous commettre l’impensable ? A nous observer là, c’était bien partit. Nul se semblait s’en soucier cependant. On était dans notre bulle, une bulle indestructible. Une bulle que personne ne pouvait se permettre de détruire. Mes lèvres parcouraient toujours son cou, le mordillant légèrement au passage. Je souris lorsque Nash m’approuva dans ma déclaration, ses mains posées sur ma chute de rein. Ca devait se passer ainsi. Nash et Brownie, là, ici, dans cet ascenseur. J’allai continuer à lui donner des baisers dans le coup mais il reprit possession de mes lèvres, comme si, pour lui, c’était vital. Je manquai d’air mais je n’en avais que faire, je m’en moquai.

Je ne fis aucune résistance lorsque Nash fit glisser les bretelles de mon soutien-gorge sur mes bras. Aucune honte, aucune pudeur. Caressant ma peau, la griffant parfois, je ne pus retenir un faible gémissement. Le temps sembla s’être arrêté pendant une seconde tandis qu’il me disait avoir envie de moi. Un ange passe comme certains diraient. Lui adressa un sourire que je voulais le plus fort possible, je l’embrassai à nouveau tandis que mes mains descendaient de son torse. Je n’étais plus la Brownie de d’habitude. Je n’étais plus la Brownie un peu renfermée, qui n’osait jamais trop rien dire, ni faire. Non, c’était fini ça. Mes mains arrivèrent à son pantalon. J’entrepris de le lui ouvrir seulement, il fallait croire que je n’étais pas douée pour ce genre de chose. L’unique bouton du pantalon semblait me résister. Pourquoi fallait-il que ça m’arrive à moi franchement ? Gênée, je baissai les yeux, le rouge me montant aux joues. « Tu…Tu ne voudrais pas m’aider s’il te plait ? » Je me mordis la lèvre inférieure, voulant me donner une claque pour avoir dit ça. Avec Alan, je n’avais jamais eu aucun mais aucun problème avec son pantalon et voici qu’avec Nash, ça foire. La honte.

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